Deux contrôles au lieu d’un
IAS 2 prévoit l’évaluation des stocks au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation. Pour les stocks interchangeables, la vue officielle cite FIFO ou le coût moyen pondéré ; pour certains éléments non interchangeables, l’identification spécifique. La présence historique d’une méthode dans un corpus pédagogique ne signifie pas qu’elle est admise de la même façon partout.
Séparez l’allocation du coût et la récupération. Déterminez d’abord le coût des ventes et du solde, puis testez la possibilité de récupérer ce solde.
Un lot pédagogique sans impôts
Un magasin achète 10 articles identiques à 100 puis 10 à 140. Il en vend 12. Le modèle exclut transport, remises et pertes. Le coût total est 10 × 100 + 10 × 140 = 2 400. En FIFO, le coût des ventes est 10 × 100 + 2 × 140 = 1 280 et le solde de huit articles vaut 1 120.
Au coût moyen, l’unité vaut 120. Le coût des ventes vaut 1 440 et le solde 960. La répartition diffère, mais le paiement total ne change pas. Un bénéfice plus élevé sous une méthode ne prouve pas davantage d’encaissements ni une meilleure efficacité.
Quand faut-il une dépréciation ?
Supposons que les huit articles restants puissent être vendus 130 chacun et que les frais de vente nécessaires soient 10 par article. La VNR unitaire vaut 130 − 10 = 120. La VNR totale est 960 ; la différence avec le coût FIFO de 1 120 est une réduction de 160. Elle concerne la récupération, pas l’ordre de sortie des couches.
La vue IAS 2 définit la VNR comme le prix attendu diminué des coûts nécessaires d’achèvement et de vente. Une cotation de marché ne suffit pas toujours si emballage, transformation ou vente restent à effectuer. L’exemple est volontairement simplifié.
Ne pas juger l’entrepôt sur le total seul
La hausse des stocks peut accompagner les ventes, préparer une saison ou signaler une accumulation invendue. Séparez matières premières, en-cours et produits finis, puis rapprochez la structure des ventes et du cycle de production. Une forte hausse des produits finis avec peu d’expéditions pose une autre question que l’achat de matières pour une commande confirmée.
Ne passez pas tout l’achat en charge tout en passant aussi le coût des ventes. Ne prenez pas une dépréciation pour un paiement. Consultez [stocks et amortissement](/guides/inventory-and-depreciation/) et le [fonds de roulement](/guides/working-capital/).
Limites et questions de travail
Vérifiez la méthode, sa constance, les composantes du coût et le fondement de la VNR. Pour des biens hétérogènes, un taux moyen de réduction peut cacher les mauvais articles. Ce guide ne remplace ni l’inventaire, ni la vérification des droits, ni les exigences détaillées d’IAS 2.
La société possède-t-elle réellement les marchandises ?
La présence physique et la comptabilisation au bilan ne répondent pas toujours à la même question. Vérifiez conditions de livraison, marchandises en transit, garde pour compte d’autrui et restrictions. Le comptage ne suffit pas à déterminer propriété ou évaluation.
Pour un stock de production, identifiez où s’accumule le montant : matières, en-cours ou produits finis. La hausse de l’en-cours peut refléter un cycle long, un retard ou un volume supérieur ; les produits finis faibles en ventes posent d’autres questions.
La réduction et la destruction physique peuvent être séparées dans le temps. Suivez achat, stockage, révision des attentes et vente séparément afin de ne pas compter deux fois un stock problématique.
Le LIFO est un ordre de couches, pas un trajet de cartons
Pour le même lot, avant réduction et hors impôts, le LIFO périodique affecte d’abord les achats récents : 10 × 140 + 2 × 100 = 1 600 ; le solde vaut 800. C’est une hypothèse de répartition. Les cartons anciens peuvent pourtant être expédiés d’abord.
Avec un prix de vente de 200, le chiffre d’affaires est 2 400 dans tous les cas. FIFO donne coût 1 280 et marge 1 120 ; moyenne 1 440 et 960 ; LIFO 1 600 et 800. Coût plus solde égale 2 400 et les encaissements ne changent pas. « LIFO baisse toujours le bénéfice » est faux sans connaître les prix et les couches. Ne mélangez pas calcul périodique et permanent.
IAS 2 prévoit FIFO ou moyenne pour les stocks interchangeables, pas LIFO : **ca-ias2-text**, 25–27. **ga-irs-lifo**, LIFO Method, relève d’un contexte fiscal américain distinct. Pour deux appareils uniques coûtant 90 et 160, vendre le second donne une charge de 160, non une moyenne de 125, si l’identification spécifique est applicable.
Un pont comptable et un covenant ne créent pas de trésorerie
Si le coût final FIFO vaut 1 120 et LIFO 800, l’écart de 320 est un ajustement comparatif, pas de la trésorerie ni automatiquement un résultat courant. Si l’écart antérieur valait 200, l’effet courant est 120, pas 320. À 20 % d’impôt hypothétique, l’effet après impôt est 96. Les règles applicables, dont l’approche rétrospective d’IAS 8, déterminent le traitement.
Avec des capitaux propres LIFO de 700, ajouter 320 et l’impôt différé de 64 donne 956 pour un bilan analytique. Un covenant exigeant 900 dépend de sa définition des capitaux propres. L’ajustement n’améliore ni l’argent ni le recouvrement des créances.
Une base de financement peut appliquer une autre formule : 70 % de créances admissibles de 200 et 40 % de stocks admissibles de 300 donnent 260 ; exclure 50 de stock donne 240. Ce n’est pas une réduction comptable de 20, mais une modification de l’admissibilité contractuelle.
Les noms du stock décrivent des axes différents
« En transit » décrit le lieu et le stade de livraison ; « marchandises » décrit la revente ; « stock de production » décrit le processus. Matières, en-cours et produits finis sont des étapes différentes. Un même stock peut être de production, de sécurité et en transit : ces catégories ne sont pas des paniers indépendants.
En planification, le stock cyclique couvre l’usage courant, le stock de sécurité l’incertitude, le stock saisonnier un pic attendu, le stock de préparation la réception et le stock reporté la frontière d’une période. Ce sont des définitions de travail, pas des lignes IAS 2 supplémentaires. Un stock dormant appelle un test de VNR, sans valeur nulle automatique.
Avec une consommation de 6 unités par jour et une livraison tous les 10 jours, le stock cyclique maximal est 60 et la moyenne 30. Une couche de sécurité de 12 donne 42. Deux jours de préparation peuvent immobiliser 12 de plus. Ne les additionnez que si le modèle les distingue réellement ; le volume saisonnier exige un calendrier de demande.
Coût de commande, coût de stockage et coût au bilan
Les coûts de commande viennent du placement, de l’approbation et de la réception ; les coûts de stockage dépendent du temps et du volume, notamment espace, pertes et capital immobilisé. Les coûts de gestion peuvent combiner les deux pour choisir un lot, sans signifier que tout est capitalisé dans les stocks : IAS 2 distingue coût admissible et charges.
Avec une demande annuelle de 720, un coût de commande de 25 et un stockage annuel de 4 par unité moyenne, un lot de 60 entraîne 12 commandes : 300 + 120 = 420. Un lot de 120 entraîne 6 commandes : 150 + 240 = 390. Ce n’est pas la preuve que 120 est optimal : pénuries, pertes, financement, espace et calendrier peuvent changer le choix.