Qu’est-ce qui est exactement efficient ?
Séparez trois questions : le message est-il nouveau ; a-t-il atteint le cours ; peut-on exploiter la régularité après frais et risque ? Oui au premier ne signifie pas oui au troisième. Une information publique peut être difficile à traiter ; son coût appartient à l’économie du test.
Trois ensembles d’information
La forme faible concerne les prix passés ; la semi-forte l’information publique, comme les rapports ; la forte inclut un accès potentiellement monopolistique. Ce sont des affirmations imbriquées mais distinctes. Un test des rendements quotidiens ne teste pas automatiquement les effets d’un rapport. Cette classification de recherche ne justifie pas l’usage d’informations interdites.[1]
Pour l’[analyse fondamentale](/guides/fundamental-analysis/), la distinction est importante. Elle peut éclairer risques et hypothèses sans garantir une performance supérieure. Décision informée et rendement additionnel sont deux critères différents.
Annonce pédagogique de bénéfice
Supposons un titre à 100 avant publication, 106 juste après et 105 en fin de séance. Un observateur dit : « La bonne nouvelle a fait monter le titre, il faut acheter les bons rapports. » Un acheteur informé simultanément et entré à 106 voit au contraire −0,94 % jusqu’à 105, hors frais. La hausse depuis l’ancien prix n’était pas disponible pour lui.
Un vrai test définirait à l’avance le bénéfice inattendu, réunirait toutes les publications, noterait l’heure exacte et comparerait le résultat au risque et au marché. Les observations défavorables restent dans le journal ; choisir les seuls succès teste le choix d’illustrations.
Pourquoi un test ne tranche pas tout
Le résultat dépend aussi du modèle de rendement normal. Une stratégie qui bat un indice peut refléter risque, mauvaise comparaison, hasard ou information non reflétée. Summers montre la puissance limitée de tests courants lorsque les écarts persistent longtemps. Une absence de dépendance visible ne prouve pas des prix sans erreur.[2]
L’erreur inverse consiste à prendre toute bulle comme preuve d’un profit prévisible. Il faudrait une règle observable, des transactions exécutables et la possibilité d’une hausse prolongée. [Preuves de l’analyse technique](/guides/technical-analysis-evidence/) poursuit cette vérification.
Résultat pratique de la lecture
Notez ensemble d’informations et heure d’accès ; nommez alternative et modèle de risque ; séparez brut et net ; testez un nouvel échantillon. L’hypothèse d’efficience discipline l’examen des promesses, mais ne certifie ni l’absence de risque ni l’achat à tout prix.
Tester une explication alternative
Formulez deux explications : prix rapide avec prime de risque modifiée, ou absorption retardée de l’information. Quelles observations les distinguent ? Un seul graphique ne suffit pas ; il faut montrer que la mesure capte un retard et non un changement de risque ou de composition.
Testez aussi l’échec de la règle : test trop court, coûteux ou mal exécuté ? Cela distingue le rejet d’une implémentation du rejet de l’idée. Écrivez ce que le résultat n’a pas confirmé et ce qu’il ne peut exclure.
Sources et limites
[1] Efficient Capital Markets: A Review of Theory and Empirical Work, Fama 1970 : classification des ensembles d’information ; ne porte pas sur l’efficience actuelle de chaque marché.
[2] Do We Really Know That Financial Markets Are Efficient ?, NBER 0994 : limites des tests empiriques de long terme.