Un flux, plusieurs écritures
Supposons un paiement fictif de 1 000 unités dans trois ans. À 8 % annuel composé, le prix est 1 000 / 1,08³, soit environ 793,83 ; l’écart final est environ 206,17. Diviser cet écart par trois ne donne pas un rendement composé annuel. La racine cubique du rapport paiement final/prix restitue 8 % dans les hypothèses données.
Ce taux est une propriété mathématique du couple prix-paiement et de la période. Il ne confirme pas la capacité du débiteur à payer. Retard, modification du paiement et frais changent le résultat réalisé.
Avant l’échéance, le prix peut bouger
Si le taux requis devient 10 % pour le même paiement à trois ans, le prix calculé est environ 751,31. Le paiement promis ne change pas ; son évaluation actuelle change. La comparaison maintient volontairement la durée restante. Le [risque de taux](/guides/bond-rate-risk/) expose le principe général.
Tous les flux arrivent à la fin : aucun coupon intermédiaire n’est à réinvestir. Cela ne supprime ni crédit, ni inflation, ni liquidité, ni frais.
Ne pas confondre décote et revenu courant
Un compte peut ne recevoir aucun argent pendant des années tandis que la valeur calculée varie. Une hausse vers l’échéance ne garantit pas un prix de vente quotidien : il faut une contrepartie et des conditions d’exécution. Le [coupon et rendement](/guides/coupon-versus-yield/) explique pourquoi coupon nul et rendement calculé non nul sont compatibles.
Vérifiez montant et date du paiement, droits de sortie anticipée, prix d’achat et frais. Si le montant ou la date ne sont pas fixes, la formule simple peut être inadaptée. Le guide [échéance et offre](/guides/maturity-and-offer/) distingue dates et droits.
Contrôler le temps et le dénominateur
Appeler toute la décote un pourcentage d’un an supprime deux années d’attente. Diviser par le prix donne un résultat relatif total, pas automatiquement un taux composé annuel ; diviser par le remboursement change la base. Nommez période et dénominateur.
Une comparaison ultérieure change le temps restant et donc l’exposant. Un résultat réel exige dates d’achat, de sortie ou d’échéance et flux à chaque date. Si le paiement dépend d’un événement, d’un indice ou d’une action, le modèle du paiement fixe doit être modifié.